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Vignoble AOC Costières de Nîmes

Vallée du Rhône 2026 : les Costières de Nîmes surprennent après les vendanges

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Costières de Nîmes 2026 : ce que disent les premiers bilans

  • Le syndicat de l’appellation a présenté ses premiers retours le 6 octobre 2026 à Nîmes.
  • Dans plusieurs domaines, les premiers vins conservent une fraîcheur qui a surpris après l’été chaud.
  • Des exploitations signalent une récolte en hausse, sans que cela donne le volume final de toute l’appellation.
  • La qualité des vins reste à apprécier après leur élaboration et leur mise en bouteille.
  • Les débouchés commerciaux demeurent un sujet distinct de la réussite des vendanges.

Après un été chaud, les premiers retours des Costières de Nîmes ont surpris les vignerons réunis par leur syndicat le 6 octobre. Des jus gardent de la fraîcheur et plusieurs exploitations évoquent une récolte plus généreuse. Le constat est encourageant pour cette appellation du sud de la Vallée du Rhône, mais il concerne des observations de cave, encore précoces. Deux journalistes présents au point presse ont rapporté les témoignages pour Objectif Sud et Le Réveil du Midi, publiés le 7 octobre.

La chaleur de l’été ne se retrouve pas partout dans le verre

Le bilan de Météo-France situe le printemps météorologique 2026 au premier rang des printemps les plus chauds observés en France hexagonale depuis 1900, avec une anomalie de +1,7 °C par rapport à la normale 1991-2020. Ce chiffre national décrit le contexte climatique, pas les conditions de chaque parcelle des Costières. Le millésime devait encore passer l’été et les vendanges.

Au point presse de Nîmes, Mathieu Dupret, du Domaine du Vistre à Vauvert, a décrit un automne et un hiver pluvieux sur son secteur. Les réserves d’eau disponibles dans certaines parcelles ont pu aider les vignes à traverser les périodes chaudes. La récolte a été étalée pour tenir compte de la maturité des raisins. Le syndicat des Costières montrait déjà, avant les coupes, ce suivi de maturité au Château d’Or et de Gueules. Ce sont des pratiques et des observations locales, sans preuve que tout le vignoble a réagi de la même façon.

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Les premiers profils décrits par les vignerons sont plus précis que l’étiquette de « millésime solaire ». Tanguy Castillon, du Château L’Ermite d’Auzan, relève de l’acidité dans les moûts et du fruit dans ses grenaches. Isabel Gassier, du Château de Nages, parle de syrahs florales. Pour comprendre ces cépages au-delà d’une année particulière, on peut consulter nos guides du grenache et de la syrah. Les témoignages ne permettent pas de prédire le profil de toutes les cuvées 2026.

Une récolte prometteuse, mais des chiffres à lire avec précision

Les deux comptes rendus du point presse indiquent que certaines exploitations annoncent des volumes en hausse de 10 à 15 %. Cette fourchette concerne ces exploitations, sans constituer un total vérifié pour l’AOC. Le rendement final dépendra aussi des choix de revendication des producteurs et des données consolidées de la campagne. Une vendange abondante dans quelques domaines ne suffit pas à décrire toute la Vallée du Rhône.

Il faut également séparer la récolte 2026 des ventes. Le syndicat signale des difficultés en grande distribution, tandis que certains domaines trouvent des clients pour leurs bouteilles chez les cavistes. Les sorties de chai mesurent des volumes commercialisés pendant une campagne : elles ne donnent pas le poids de la vendange qui vient de se terminer. Une cuvée appréciée en cave doit encore trouver ses acheteurs. Le bilan commercial viendra après le premier enthousiasme autour des jus.

À l’échelle française, l’estimation Agreste au 1er octobre, publiée le 7 octobre puis corrigée le 8, approche 35 millions d’hectolitres. Cette prévision nationale ne donne ni le volume définitif des Costières, ni une note de qualité pour leurs vins. Comparer directement ce chiffre national aux impressions des vignerons n’aurait pas de sens.

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Ce que l’amateur peut attendre des Costières 2026

Les observations donnent envie de suivre les sorties des vins de 2026, surtout si les premiers équilibres en grenache et en syrah se confirment. Elles ne justifient pas encore de proclamer un grand millésime : les vins sont jeunes et leur profil après vinification peut évoluer. L’approche la plus simple sera de comparer les cuvées lorsqu’elles seront disponibles, en demandant au caviste comment chaque domaine a traversé la saison.

En attendant, le guide des vins du Rhône aide à situer les appellations et leurs styles. Pour découvrir des régions différentes dans une sélection accessible, notre sélection de box vin reste une porte d’entrée utile. Les bouteilles du millésime 2026 seront à juger au moment de leur commercialisation, chacune pour ce qu’elle offre réellement.

Questions fréquentes sur les Costières de Nîmes 2026

Le millésime 2026 des Costières de Nîmes est-il déjà jugé excellent ?

Les premiers retours de plusieurs domaines, présentés le 6 octobre, sont encourageants. Ils décrivent de la fraîcheur dans des vins encore jeunes. La qualité de chaque cuvée se jugera après son élaboration et sa mise en vente.

La récolte 2026 a-t-elle augmenté dans toute l’appellation ?

Certaines exploitations évoquent une hausse de 10 à 15 % au point presse du 6 octobre. Ce chiffre ne constitue pas un volume consolidé pour toutes les Costières de Nîmes.

Photo : Marianne Casamance, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons. Vignoble AOC Costières de Nîmes, recadré au format 16:9.



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