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Verre de vin rosé pâle, illustration de la perception de sa couleur

Le rosé pâle plaît-il encore ? Ce que révèle une étude sur la génération Z

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Le rosé le plus pâle est-il toujours celui qui attire le regard ? Une étude menée auprès de consommateurs américains suggère qu’une robe un peu plus soutenue peut susciter davantage d’intérêt avant même la première gorgée. L’effet est particulièrement intéressant chez les jeunes adultes interrogés. Mais les titres qui annoncent la fin du rosé pâle vont plus vite que les résultats : l’expérience mesure des impressions et des intentions, pas les ventes de bouteilles.

Ce que dit vraiment l'étude

  • Une expérience américaine a interrogé 448 consommateurs de rosé issus des générations Z et Y.
  • La couleur influe sur la saveur imaginée et sur l’intention d’achat déclarée.
  • Le lien entre fruité perçu et envie d’acheter varie selon la génération.
  • Les chercheurs ne démontrent ni abandon du rosé pâle ni changement des ventes en France.

Avant la première gorgée, la robe a déjà parlé

Les chercheurs Renaud Lunardo, Thierry Lorey, Nathalie Pouzalgues et Gilles Masson ont étudié la façon dont la couleur d’un rosé modifie les attentes des consommateurs. Leur article, publié dans Food Quality and Preference, repose sur une expérience auprès de 448 personnes aux États-Unis. Les participants comparaient des présentations visuelles de rosés et indiquaient notamment ce qu’ils imaginaient du goût ainsi que leur disposition à acheter.

Une robe plus colorée peut évoquer davantage de fruit. Cette attente peut ensuite influencer l’attrait déclaré pour le vin. L’étude distingue aussi les générations Z et Y : le passage du fruité imaginé à l’intention d’achat n’a pas la même intensité dans les deux groupes. Voilà le résultat intéressant pour un caviste ou un producteur. La nuance de rose n’est pas un simple détail esthétique quand on choisit une bouteille à vue.

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Pour voir ce que recouvrent les teintes et les styles derrière le mot « rosé », notre guide du rosé de Provence donne des repères utiles, bien au-delà de la seule couleur.

Un signal déjà observé en France, sans révolution annoncée

Ce travail prolonge une étude de 2025 menée auprès de 601 consommateurs français. Les chercheurs y comparaient cinq nuances relativement pâles de rosé de Provence. Les teintes pêche et melon, légèrement plus soutenues que les autres nuances testées, recevaient des réponses plus favorables. L’explication proposée passait par une impression de fruité et de goût attendu.

Il faut insister sur les mots « légèrement plus soutenues ». L’expérience française ne comparait pas un rosé presque blanc à un vin rouge clair. L’étude américaine, elle, teste si certains mécanismes se retrouvent dans un autre pays et si l’appartenance aux générations Z ou Y module leur effet. Ni l’une ni l’autre ne suffit à décréter que les jeunes Français ont cessé d’acheter les rosés pâles. Le choix au rayon dépend aussi du prix, de l’appellation, du domaine, de l’occasion et, surtout, du vin une fois goûté.

Le résultat invite à regarder autrement une bouteille plutôt qu’à remplacer une mode par une autre. Une teinte plus franche peut donner envie d’un profil fruité. Dans les deux cas, la robe suggère quelque chose, elle ne garantit pas ce qu’il y a dans le verre.

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Ce que les professionnels peuvent en retenir

Pour un producteur, ce résultat donne une piste à tester dans la présentation de sa gamme : montrer fidèlement la couleur du vin, sans la retoucher pour fabriquer une promesse aromatique. Pour un caviste, il rappelle qu’un client peut se faire une idée du goût avant de lire la contre-étiquette. Une dégustation côte à côte permet de vérifier si cette attente correspond au vin réel.

Il serait tentant de transformer l’étude en slogan sur la génération Z. Ce serait oublier que les 448 personnes interrogées vivent aux États-Unis et que l’expérience observe des réponses dans un cadre contrôlé. Elle n’est ni une photographie du marché français ni une mesure de ventes. Les vignerons de Provence n’ont donc aucune raison de changer de style sur la foi d’un seul papier. Ils ont, en revanche, une bonne raison d’écouter ce que les consommateurs projettent sur la couleur.

Pour comprendre comment le cépage contribue au profil d’un rosé, notre guide du cinsault est un point de départ. Si tu souhaites comparer des styles sans choisir uniquement sur la robe, découvre aussi les pistes de dégustation proposées par Vinabox.

Sources : Renaud Lunardo et ses coauteurs, Food Quality and Preference, article 106094 ; David A. Jaud et ses coauteurs, Food Quality and Preference, article 105308. Les conclusions sont présentées ici comme des résultats expérimentaux, pas comme des chiffres de marché.

Photo : Sarah Stierch, Wikimedia Commons, licence CC BY 4.0. Rosé photographié en 2023, visuel d’illustration.

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