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Verre de vin rouge et verre de biere dores sur une table de bistro, symbole de la quasi-parite dans les preferences des Francais

La bière à 1 point du vin : ce que le baromètre Sowine 2026 dit vraiment des Français et de leur verre

Pour la première fois de son histoire, le vin ne règne plus sans partage sur les préférences alcoolisées des Français. Selon le baromètre annuel Sowine/Dynata 2026, le vin recule à 52 % des citations — et la bière talonne à 51 %. Un seul point sépare encore le verre de rouge du demi de bière. Et chez les 18-25 ans, les cocktails s’imposent en tête. Le baromètre 2026 est un signal d’alarme autant qu’une carte routière : voici ce qu’il dit vraiment.

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  • 🍷 Vin : 52 % des préférences (-6 pts) — bière à 51 % (-5 pts). Jamais si serré en France.
  • 🍸 18-25 ans : cocktails en tête à 46 %, devant bière et vin.
  • 🍾 Pétillants : +10 pts à 22 %, grands gagnants du baromètre 2026.
  • 🥂 No-low : 33 % des Français — et le goût dépasse la santé comme motivation.

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52 contre 51 : le vin flanche, la bière gagne du terrain

C’est le chiffre qui va faire parler dans les couloirs de la filière : en 2026, l’écart entre le vin et la bière dans les préférences alcoolisées des Français est tombé à un seul point. Le vin s’établit à 52 % (-6 pts par rapport à 2025), la bière à 51 % (-5 pts). Deux boissons qui reculent simultanément — signe que la concurrence des cocktails et du no-low pèse sur l’ensemble du marché — mais le vin perd légèrement plus de terrain que la bière.

Ce recul doit alerter les professionnels. Car si la bière perd des points, elle les perd moins vite. Et si la tendance se confirme, 2027 ou 2028 pourrait marquer une première historique : la bière qui dépasse le vin dans les préférences déclarées des Français. Une rupture inimaginable il y a dix ans.

Contexte : le marché du vin est déjà sous tension. Le rosé a perdu 20 % de ses volumes en grande distribution depuis 2015. Les stocks pèsent sur les prix, au point qu’un retour à une récolte normale serait désormais qualifié de catastrophe par les professionnels eux-mêmes. Le baromètre Sowine confirme que la pression n’est pas seulement structurelle — elle est aussi comportementale.

Les 18-25 ans ont choisi leur camp — et ce n’est ni le vin ni la bière

Groupe de jeunes adultes dans un bar tendance à Paris, mélange cocktails et vins, illustrant les nouvelles tendances de consommation
En 2026, les 18-25 ans plébiscitent les cocktails devant le vin et la bière — une première. © Vinabox / Seedream-4

Le chiffre le plus percutant du baromètre est peut-être là : chez les 18-25 ans, les cocktails sont devenus la boisson alcoolisée préférée, citée par 46 % d’entre eux — devant la bière et le vin. C’est un signal de génération fort, et il mérite d’être pris au sérieux.

Les jeunes adultes ne rejettent pas forcément l’alcool en tant que tel — même si le no-low progresse fortement — mais ils réinventent leurs codes de consommation. Le cocktail répond à des attentes que le vin peine encore à satisfaire : esthétique Instagram, personnalisation à l’infini, expérience sensorielle immédiate, moment festif marqué. Le bar à cocktails a supplanté la cave à vin comme lieu de sociabilisation pour cette génération.

Pour les vignerons et les cavistes, le message est clair : sans effort sur l’image, l’expérience et les codes de communication, le vin risque de continuer à perdre du terrain chez les moins de 30 ans. C’est précisément pourquoi les IGP misent sur le désalcoolisé pour reconquérir la Gen Z — un choix stratégique qui commence à porter ses fruits.

Les pétillants : les grands gagnants de 2026

Dans un baromètre globalement à la baisse pour les boissons alcoolisées, il y a un segment qui tire magnifiquement son épingle du jeu : les vins effervescents bondissent de +10 points à 22 % des citations. Champagne, crémant, prosecco, pét-nat… les bulles séduisent, notamment les hommes et les 36-49 ans.

Plusieurs facteurs expliquent cet essor. D’abord, la culture apéritif est en pleine expansion : 41 % des consommateurs plébiscitent les pétillants à l’apéro. Ensuite, les crémants (Alsace, Loire, Bourgogne, Jura…) offrent une alternative accessible au champagne, avec une image qualitative en hausse constante. Enfin, le pét-nat — pétillant naturel — est devenu l’une des catégories les plus dynamiques du marché des vins nature, plébiscité par les trentenaires urbains.

Côté spiritueux, le gin confirme sa montée en puissance : +5 points à 52 %, devenant le deuxième spiritueux préféré des Français, juste derrière le rhum (78 %). Une tendance cocktail qui s’inscrit dans le même mouvement. Pour explorer ces régions à bulles, notre guide des millésimes par pays est un bon point de départ.

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No-low : 33 % des Français — et le goût a pris le dessus sur la santé

Le no-low — ces boissons sans alcool ou à très faible teneur en alcool (moins de 1,2 % vol.) — touche désormais 33 % des Français, en hausse de 3 points. Mais ce qui change vraiment en 2026, c’est la raison qui pousse les consommateurs à ce choix.

Jusqu’à présent, le no-low se développait principalement sur un registre de privation ou de santé. En 2026, pour la première fois, le goût supplante la santé comme motivation d’adoption. Les consommateurs no-low ne font plus un sacrifice : ils font un choix gustatif revendiqué. C’est une transformation culturelle majeure. Le « sober curious » — cette mouvance de gens qui réduisent leur consommation par choix de vie — est devenu mainstream, surtout chez les 18-35 ans. Et la qualité des produits s’est considérablement améliorée : les vins sans alcool 2026 ne ressemblent plus aux ersatz aqueux d’il y a cinq ans.

Ce que le vin garde comme atouts — et pourquoi la filière ne doit pas paniquer

Nuançons le tableau. 77 % des Français consomment du vin au moins une fois par an. Le vin reste la boisson la plus ancrée dans les habitudes alimentaires du pays. Et il a aussi ses zones de solidité remarquables.

En restauration, le vin au verre s’impose : 85 % des consommateurs le pratiquent régulièrement, une pratique en forte hausse. La consommation en apéritif progresse, tirée par les pétillants. Et le Chardonnay renforce sa position de cépage préféré des Français à 41 % (+5 pts) — preuve que les vins blancs secs gagnent du terrain face aux rouges. Consultez notre guide des millésimes pour trouver les meilleurs Chardonnay du moment.

La filière n’est pas en perdition. Mais elle ne peut plus se reposer sur ses lauriers. Les mutations des préférences — jeunes vers les cocktails, no-low en hausse, bulles qui explosent, bière qui rattrape — dessinent un marché en train de se fragmenter. Dans un marché fragmenté, c’est la capacité à raconter une histoire, à créer de l’expérience, à s’adapter qui prime. Le vin a 2000 ans d’histoires à raconter. Encore faut-il le faire entendre aux nouvelles générations.

Questions fréquentes sur le baromètre Sowine 2026

Le vin est-il vraiment en train de perdre les Français ?

En termes absolus, non : 77 % des Français consomment du vin au moins une fois par an. En termes de préférences déclarées, oui : le vin perd 6 points à 52 %, sous la pression des cocktails, du no-low et des pétillants. Ce n’est pas une crise existentielle, mais un signal que la filière doit prendre au sérieux.

La bière va-t-elle dépasser le vin dans les préférences des Français ?

À 1 point d’écart en 2026 (52 % vin vs 51 % bière), c’est possible à moyen terme. Mais les deux boissons reculent simultanément — le vrai gagnant est le no-low et les cocktails. L’enjeu pour le vin n’est donc pas de battre la bière, mais de retenir ses propres consommateurs.

Qu’est-ce que le no-low exactement ?

Le terme « no-low » désigne les boissons à zéro alcool (no) ou à très faible teneur en alcool — moins de 1,2 % vol. (low). Cela couvre les vins désalcoolisés, les bières sans alcool, les spiritueux sans alcool (gin, rhum, whisky), et les cocktails mocktails. En France, le marché no-low représente désormais 33 % des consommateurs selon le baromètre Sowine 2026.

Pourquoi les 18-25 ans préfèrent-ils les cocktails au vin ?

Plusieurs raisons se combinent : l’esthétique des cocktails (couleurs vives, présentation soignée, viral sur les réseaux), la personnalisation infinie, la dimension festive et le lien fort avec les bars tendance. Le vin souffre d’une image encore trop liée au repas traditionnel et à des codes perçus comme élitistes par certains jeunes adultes.

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Sources : Baromètre Sowine/Dynata 2026 (publié mars-avril 2026) — données citées via Au cœur du CHR et Kiss My Chef. Méthodologie : panel représentatif consommateurs français d’alcool.

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