En bref
- Le vin reste la boisson préférée des Français (52 %), mais recule de 6 points vs 2025
- Le blanc s’impose comme le type de vin n°1 (91 %), devant le champagne (87 %) et le rosé (85 %)
- Les vins pétillants explosent : +10 points, plus forte progression du baromètre
- Les 18-25 ans préfèrent désormais les cocktails (46 %) au vin (36 %)
- 30 % des Français ont déjà utilisé l’IA pour s’informer sur un vin ou un spiritueux
Chaque année, le baromètre SOWINE/Dynata dresse le portrait le plus précis qui soit des habitudes de consommation de vin en France. L’édition 2026, conduite auprès de 1 003 répondants et relayée par Vitisphere, Kiss My Chef et Pravda France, réserve quelques surprises de taille : le blanc s’installe confortablement au sommet, les vins pétillants décollent, et une nouvelle frontière s’ouvre discrètement — celle de l’intelligence artificielle dans la cave numérique des consommateurs.
Le vin reste roi, mais son trône vacille légèrement
Avec 52 % de préférence parmi les boissons alcoolisées, le vin conserve la première place dans le cœur des Français. Mais la tendance mérite attention : c’est un recul de 6 points par rapport à 2025, et la bière suit exactement la même trajectoire (51 %, −5 pts). L’écart n’a jamais été aussi faible depuis que SOWINE réalise ce baromètre.
La vraie star de ce baromètre 2026 ? Les vins pétillants, qui bondissent de +10 points pour atteindre 22 % de préférence — la progression la plus forte de toute l’étude. Les cocktails grappillent deux points supplémentaires à 29 %. On perçoit une envie de légèreté, de convivialité, de bulles et de couleurs dans le verre.
Pour explorer les régions qui produisent ces vins appréciés, notre guide vin complet vous accompagne de la vigne à la table.
Blanc, champagne, rosé : le podium des types de vin ne bouge pas
Chez les amateurs de vin, la hiérarchie est établie et solide. Le blanc domine avec 91 % de préférence (stable), une suprématie qui confirme l’appétit des Français pour la fraîcheur, la minéralité et la polyvalence à table. Le champagne suit à 87 %, le rosé à 85 %, et le rouge recule très légèrement à 83 % (−1 point).

Curiosité : le vin orange continue sa progression discrète, gagnant un point à 27 %. Longtemps cantonné aux cavistes branchés et aux restaurants naturels, ce style oxydatif et tannique s’installe peu à peu dans les préférences d’un consommateur de plus en plus curieux. Pour comprendre ce qui fait la différence entre ces styles, notre guide sur les cépages et leur profil aromatique vous éclaire.
Du côté des régions viticoles, les progressions sont spectaculaires. Bordeaux reprend des couleurs (+16 pts, 61 %), talonnée par la Bourgogne (+17 pts, 58 %). La Champagne s’envole de +18 points à 42 %, la Vallée du Rhône de +21 points à 40 %, et l’Alsace de +20 points à 39 %. Des progressions massives qui suggèrent un retour aux grandes appellations françaises. Pour bien choisir selon l’année, notre guide des millésimes détaille les grandes années région par région.
Ce qui monte, ce qui baisse : le baromètre 2026 en un coup d’œil
- Vins pétillants +10 pts (22 %)
- Cocktails +2 pts (29 %)
- Rhône +21 pts (40 %)
- Alsace +20 pts (39 %)
- Champagne (région) +18 pts (42 %)
- Bourgogne +17 pts (58 %)
- Bordeaux +16 pts (61 %)
- Vin sans alcool +7 pts (24 %)
- Influenceurs vin +8 pts (47 %)
- Achat en ligne +5 pts (39 %)
- Vin en général −6 pts (52 %)
- Bière −5 pts (51 %)
- Vin rouge −1 pt (83 %)
- Accompagnement repas comme moteur (−7 pts)
- Vin chez les 18-25 ans (36 %, derrière cocktails 46 % et bière 40 %)
Les 18-25 ans décrochent — et ce n’est pas anodin
Le chiffre qui fait le plus réfléchir dans ce baromètre SOWINE/Dynata 2026 : chez les 18-25 ans, le vin n’arrive qu’en troisième position avec 36 % de préférence, loin derrière les cocktails (46 %) et la bière (40 %). Une tendance que les professionnels de la filière observent depuis plusieurs années, mais qui se confirme et s’accentue.
Ce décrochage n’est pas qu’une question de goût. Il reflète aussi une culture de la boisson différente : le cocktail se photographie, se personnalise, se raconte sur les réseaux sociaux. Le vin, lui, demande un apprentissage, un vocabulaire, une confiance que les jeunes consommateurs n’ont pas encore eu le temps de construire. La filière a du travail à faire — et vite.
Bonne nouvelle toutefois : 47 % des Français font confiance aux influenceurs pour s’informer sur le vin (+8 pts), et 30 % ont déjà utilisé l’IA pour se renseigner. Les canaux numériques sont là, et le vin peut en profiter.
L’IA entre dans la cave — discrètement mais sûrement
C’est sans doute la donnée la plus inédite de ce cru 2026 : trois Français sur dix ont déjà sollicité une intelligence artificielle pour s’informer sur un vin ou un spiritueux. On imagine les questions posées : quel cépage pour accompagner un magret ? Quelle appellation en dessous de 15 euros ? Quelle différence entre un Côtes-du-Rhône et un Châteauneuf-du-Pape ?
L’IA devient un sommelier de poche, disponible à 23h un vendredi soir, sans jugement et sans pression. Pour la filière, c’est une opportunité de médiation extraordinaire — à condition que les informations transmises soient fiables et sourcées. Par ailleurs, l’achat en ligne progresse de 5 points à 39 %. Pour en savoir plus sur nos sélections, découvrez notre offre de box vin.
No-low, vins sans alcool : un tiers des Français y a goûté
La tendance no-low continue sa progression tranquille. 33 % des répondants déclarent avoir consommé des boissons sans alcool ou à faible teneur en alcool, et le vin sans alcool touche désormais 24 % des Français (+7 points). Des chiffres qui auraient semblé impossibles il y a cinq ans à peine.
Ce n’est pas un phénomène de niche santé : c’est une réponse à des attentes très concrètes — conduire après le repas, alterner dans la soirée, s’adapter à des régimes variés. La qualité des vins sans alcool a bondi ces dernières années. Pour aller plus loin sur les tendances de la filière, retrouvez nos actualités filière & business.
FAQ — Baromètre SOWINE/Dynata 2026
Qui réalise le baromètre SOWINE/Dynata et sur combien de personnes ?
Le baromètre SOWINE/Dynata est une étude annuelle menée par SOWINE, cabinet spécialisé dans les études sur les vins et spiritueux, en partenariat avec l’institut Dynata. L’édition 2026 a été conduite auprès de 1 003 répondants représentatifs de la population française, selon des données relayées par Vitisphere, Kiss My Chef et Pravda France en juin 2026.
Pourquoi le vin blanc est-il devenu le type de vin préféré des Français ?
Le vin blanc (91 % de préférence parmi les amateurs de vin) séduit par sa polyvalence : il accompagne aussi bien les fruits de mer que les plats asiatiques, les fromages de chèvre ou les apéritifs. Sa fraîcheur, son acidité et ses arômes fruités en font un choix facile et accessible, moins codifié que le rouge dans l’imaginaire collectif. La montée en gamme des blancs de toutes les régions françaises joue aussi un rôle important.
Pourquoi les 18-25 ans consomment-ils moins de vin que les générations précédentes ?
Plusieurs facteurs expliquent ce décrochage générationnel : la culture du cocktail (personnalisable, photographiable, accessible sans codes), une sensibilité accrue à l’alcool et à la santé, et un sentiment d’intimidation face au vocabulaire du vin. Les 18-25 ans préfèrent les cocktails (46 %) et la bière (40 %) avant le vin (36 %). La filière viticole multiplie les initiatives pour aller chercher ces consommateurs — digital, influenceurs, formats dégustation simplifiés — avec des résultats encore modestes.
L’IA peut-elle vraiment remplacer les conseils d’un caviste ou d’un sommelier ?
Pas encore — mais elle devient un complément utile. 30 % des Français l’ont déjà utilisée pour s’informer sur un vin ou un spiritueux selon le baromètre 2026. L’IA excelle pour répondre aux questions simples et rapides (quel cépage, quelle région, quelle température de service). Elle ne remplace pas l’expérience sensorielle d’un caviste passionné ni le conseil personnalisé accordé à votre cave et votre budget.
Le vin sans alcool vaut-il vraiment la peine d’être essayé ?
La qualité a considérablement progressé ces cinq dernières années. Les techniques de désalcoolisation (osmose inverse, évaporation sous vide) préservent mieux les arômes du vin. Avec 24 % de Français ayant consommé du vin sans alcool en 2026 (+7 pts), le segment sort clairement de l’anecdotique. Les meilleurs vins sans alcool offrent une vraie expérience gustative, sans les effets de l’alcool — parfait pour alterner au cours d’une soirée.
Le vin blanc s’impose, les grandes régions revivent, le digital transforme la façon de choisir son vin. Envie de découvrir les meilleures bouteilles sans vous prendre la tête ?







Connexion rapide pour commenter :